Mwarf, ce matin je suis retombée sur de vieux trucs que j’avais écrit au lycée, et qui m’avaient permis de gagner un concours d’écriture.

Alors, par nostalgie, je vais vous les mettre sur le blog.
Cependant, je vous le dis, ça ne vaut rien, et quand je relis ça, je deviens presque rouge de honte tellement c’est nul. Dire qu’à l’époque je m’imaginais poète… C’est loin tout ça. J’avais 16ans, je vais en avoir 24…

Le temps passe, y’a pas à dire !!

La Séparation

Si ce n’est que par le nombre des années
Que la raison et l’amour peuvent se justifier
Qu’on m’ôte la vie maintenant
Qu’on me permette de quitter le monde des vivants

Pourquoi me donner pour me voler
N’avait-elle pas pu ce jour-là raisonner ?

Si aujourd’hui il ne m’est plus permis de te voir
Demain ne vaut plus la peine d’être vécu
Je berce mon chagrin dans ce sinistre brouillon
Je noie mon chagrin au fond de ce que j’ai cru

La parole n’a plus de sens, je ne comprends plus
Ma vie se brise, son ego en est-il flatté ?
Je regrette tout ce qu’on n’a pas pu
Et je maudis la limite qui, entre toi et moi, est tracée.

Je n’ai plus le cœur, ni le courage
Pour aller plus loin, continuer
Je n’ai plus de rêves pour tourner la page
Et si je suis trop jeune, je ne veux plus parler.

Le silence, la solitude pourront panser la plaie
Mais sa jalousie nuît à la cicatrisation
L’indifférence pourra me faire oublier
Et s’il le faut, je passerai ma vie à gommer notre séparation.

L’Absence

Le mal de vivre s’éprend de mon corps
Doucement la nuit tombe en entraînant le froid
Je ne dors toujours pas, encore
Je cherche avec espoir un souvenir de toi.

Je te connais si peu
Je voudrais vivre avec toi
Pouvoir juste rester tous les deux
Apprendre à te connaître pas à pas.

Le temps ne passe pas assez vite :
Je voudrais accélérer le pas.
Le temps est passé trop vite,
J’ai seize ans, déjà !

L’Absence 2

Je voudrais répandre mon sang
Sur les murs de ce silence
Cacher tous ces mois d’absence
Montrer combien m’a fait souffrir le temps.
Je voudrais répandre mes pleurs
Sur cette attente qui n’avait pas de fin
Prouver qu’attendre n’est pas en vain
Détruire tous ceux qui n’avaient pas de cœur.

Je voudrais répandre ma joie
Au creux de l’oreille d’une personne que j’aime
Lui dire combien nous sommes les mêmes
Tout simplement l’appeler Papa.

La Rose

Un nouveau jour se lève
Pourquoi chercher encore
A atteindre mes rêves
Puisque tout en moi est mort.

Et si le monde dort encore
Et que je désespère à trouver la lumière
C’est que demain j’irai au port
Prendre le bateau pour l’enfer.

Et si mon cœur saigne à l’infini
Et que tout semble s’éteindre ici
C’est que la rose n’est pas éclose
Manque peut-être d’un peu d’eau.



Dieu que c’est nul mwarf !

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